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Un peu d’histoire - épisode 3/1 : Le boylesque : être femme pour être nu ?

Le burlesque nouveau est arrivé ces dernières années, et avec lui le timide mais grandissant boylesque. Si nos amis américains sont déjà coutumiers du genre, sur le Vieux continent, les artistes boylesques sont encore peu nombreux.

Pourtant, il ne faut pas oublier que le boylesque ne date pas d’hier ! Et qu’il s’inscrit dans une histoire longue de questionnement de l’identité sexuelle, du statut des femmes et de la notion de genre. Dès la fin du 19ème, des hommes se produisent sur les planches des cabarets américains et européens dans des formes d’exhibition pure. Au début du 20ème, il prend des allures d’humour potache, de performances artistiques et surtout … de travestissements.

Fin du 19ème,  les premières revendications féministes s’affirment quand le Code Civil de 1804 réaffirme, lui,  leur statut de « sexe faible ». Réaction ? Poussée de fièvre masculiniste chez ces Messieurs : même homo ou bisexuel, un homme se doit d’être viril ! (N’oublions pas qu’à cette époque, l’homosexualité et la bisexualité étaient à la mode).

C’est aussi à cette époque que le cabaret invite timidement des hommes peu vêtus sur ses planches. Florenz Ziegfeld, fondateur des Ziegfeld Follies, exhibe Eugene Sandow, le Monsieur muscles de la fin du 19ème, lors de séances privées, entièrement nu et avec pour seul cache-sexe une feuille de vigne … De quoi émoustiller ces dames !

Années folles : inversion des codes ! Alors que dans la rue, les femmes adoptent le modèle de la garçonne, sur les planches des cabarets l’exhibition d’hommes nus ou quasi nus semble devoir d’abord nécessairement passer par le travestissement féminin… Sebastian Droste accompagne son épouse, la célèbre actrice et danseuse berlinoise Anita Berber, dans ses performances incroyables et osées, travestit en femme. O’dett (René Goupil) crée le cabaret Chez O’dett où il se produit chaque soir travestit. En 1940, il fait sensation dans une imitation d’Hitler en « folle » pour la “Drôle de revue” du musical parisien l’ABC. Au Nouveau Casino, Barbette (Van der Clyde de son vrai nom) réalise des numéros de trapèze durant lequel il s’effeuille progressivement pour laisser apparaître sa musculature toute masculine sous ses allures de femme fatale. L’homme paraît s’approprier peu à peu son corps et en jouer à travers le recours au féminin. 

Che Guerazade

From Google Translate:

A bit of History - Episode 3/1: The boylesque : be a woman to be naked?

The new burlesque happened in recent years, and with it the shy but growing boylesque . If our American friends are already customary gender , on the Old Continent , the boylesques artists are still few .

Yet we must not forget that boylesque does not date from yesterday ! And it is part of a long history of questioning gender identity, status of women and the concept of gender . From the late 19th century, men occur on the boards of American and European cabarets in pure forms of exhibition . In the early 20th , it takes on the appearance of sophomoric humor, artistic performances and especially … disguises .

Late 19th , early feminists assert claims when the Civil Code of 1804 reaffirms him , their status as ” weaker sex .” Reaction? Masculinist thrust fever these gentlemen even gay or bisexual , a man must be manly ! (Do not forget that at that time , homosexuality and bisexuality were fashionable ) .

It was also at this time that the cabaret invites timidly scantily clad men on his boards . Florenz Ziegfeld , founder of the Ziegfeld Follies , exhibits Eugene Sandow , Sir muscles of the late 19th century, in private meetings , naked and with only a loincloth leaf … What titillate the ladies !

Roaring Twenties : inversion codes ! While in the street, women adopt the model of a boy on the boardwalk cabaret the exhibition of naked or nearly naked men first seems to necessarily pass through the female disguise … Sebastian Droste accompanies his wife, the famous Berlin actress and dancer Anita Berber , and daring in his incredible performance , disguised as a woman. O’dett ( René Goupil ) creates Cabaret Chez O’dett where it occurs every night disguises . In 1940 he caused a sensation in a Hitler imitation “crazy” for “Funny review ” of the Parisian musical ABC. New Casino, Barbette (Van der Clyde real name ) performs trapeze during which he gradually flakes to reveal his entire muscular male in his paces femme fatale . The man seems appropriate gradually his body and play through the use of the feminine.

Che Guerazade